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Bulletin de l’Orphelinat N° 342
L'édito
Chères et Chers adhérents (e),
Chères et Chers pupilles,
En Ukraine comme autour de l’Iran, la guerre avance toujours avec les mêmes victimes : des civils, des enfants, des travailleurs, des familles contraintes de fuir leur maison. Les puissants parlent de stratégie. Les peuples, eux, enterrent leurs proches.
On nous explique qu’il faudrait choisir son camp, applaudir, accepter l’escalade militaire comme une nécessité. C’est un piège. Car chaque guerre attise les rancunes et nourrit la suivante. Chaque livraison d’armes, chaque frappe, chaque menace éloigne un peu plus la perspective d’une paix durable.
Refuser cette logique n’est pas de la naïveté. C’est faire le choix de la vie contre celui de la destruction.
La guerre est aussi un immense marché. Pendant que les budgets militaires explosent, les menaces publics reculent, les hôpitaux manquent de moyens, les écoles se dégradent et la crise climatique s’aggrave. Des milliards sont trouvés en quelques jours pour produire des armes, mais il faudrait des années pour financer les urgences sociales. Ce choix est politique.
Nous refusons un monde où l’on investit davantage dans les missiles que dans les enseignants, d’avantages dans les chars que dans les soignants, d’avantage dans la destruction que dans la justice sociale.
L’Ukraine a droit à la sécurité. Les peuples d’Iran, d’Israël et de toute la région ont droit à la sécurité. Mais cette sécurité ne pourra jamais être bâtie sur l’accumulation des bombes. Elle passe par le respect des droits international, par la protection des populations civiles, par la diplomatie, par la coopération entre les peuples et par une volonté réelle de désescalade.
Ceux qui présentent la paix comme une faiblesse se trompent. La facilité est de préparer la guerre. Le courage est d’empêcher qu’elle s’éclate ou d’y mettre fin.
Face aux logiques de puissance, opposons une logique de solidarité. Face au nationalisme guerrier, défendons la coopération. Face à l’industrie de la guerre, exigeons l’investissement dans la santé., l’éducation, la justice sociale et la transition écologique.
La paix n’est pas une posture morale. C’est un projet politique.
La journée de grève du 10 juin 2026 (à l’appel de l’ensemble des OS représentatives au sein du GPU) représente bien d’avantage qu’une mobilisation sur les salaires. C’est un avertissement adressé à la direction de la SNCF et l’expression d’un profond malaise social accumulé depuis plusieurs années. Un cheminot sur deux était en grève.
L’ouverture à la concurrence et la multiplication des filiales conduisent à un éclatement de l’entreprise et à une remise en cause progressive des garanties collectives des cheminots. Si l’entreprise ne veut pas l’entendre il faut au moins qu’elle écoute les cheminots !
Concernant l’ONCF, 67 pupilles partirons en juillet et en aout au Mexique, 24 pupilles partirons cet été au chalet Pierre Semard et plus de 60 pupilles iront en colonies de vacances avec le CCGPF.
Vincent Grellier, secrétaire général
ERRATUM : page 4, 2ème paragraphe, le montant du don de la section des retraités CGT cheminots de Narbonne n’est pas de 50€ mais de 500€
Sommaire
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